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Dimensionnement des ancrages en zone sismique

Retour sur la conférence Hilti (1/4)

Le 17 octobre dernier se tenait au musée des Beaux-Arts de Nantes une journée exceptionnelle sur le thème de la construction parasismique. L’occasion pour les professionnels du BTP d’écouter les interventions de spécialistes reconnus dans une ambiance conviviale.

Parmi les thèmes abordés, le dimensionnement des ancrages en zone sismique a fait l’objet d’une conférence spécifique. Dans un contexte normatif en constante évolution, Sandrine Juster-Lermitte, directeur technique chez Arcadis, et Yannick Salaun, responsable technique chez Hilti France, ont fait le tour de la réglementation en vigueur. Retour sur cet événement national dans ce premier épisode de notre série de 4 articles dédiés.

La multiplicité des textes en vigueur

Le dimensionnement des ancrages en zone sismique a pendant longtemps été traité de manière éparse tant au niveau national qu’européen d’après Sandrine Juster-Lermitte. Une situation rendant la compréhension du sujet difficile pour les professionnels du secteur.

Dans cette jungle normative, la Commission de normalisation des règles parasismiques (CNPS) a publié en décembre 2017 un fascicule relatif au dimensionnement des ancrages en zone sismique. Ce guide a été pensé de façon à faire la synthèse des nombreuses règles existantes dans un document accessible auprès de l’AFNOR.

Une réglementation circonstanciée

dimensionnement des ancrages

En toile de fond du dimensionnement des ancrages demeure l’enjeu majeur de réduction du risque. En cherchant à diminuer les conséquences d’un séisme sur la structure du bâtiment et son environnement immédiat, les pouvoirs publics poursuivent 3 objectifs : la sauvegarde des vies humaines, la limitation des dommages et le maintien de l’opérabilité des bâtiments.

À l’aune de ces objectifs, les contraintes sur les ancrages dépendent principalement de 2 facteurs : la zone de sismicité et l’importance du bâtiment. En d’autres termes, la réglementation ne s’applique qu’aux bâtiments exposés en raison de leur emplacement ou du risque socio-économique de leur défaillance.

Un risque étendu à une part importante du territoire

risque sismique en france

Selon les catégories ainsi prévues par les textes, si le risque sismique reste modéré en France, il n’en demeure pourtant pas moins important en raison de son échelle.

21 433 communes sont localisées entre les zones 2 et 5, soit 60 % des communes françaises. Si 55 % se trouvent en zone 2 (faible), 35 % se situent en zone 3 (modérée) et 4 % en zone 5 (forte), principalement dans les Antilles.

Des ancrages définis par leur usage

Au sein de cet environnement à risque, dès lors qu’un bâtiment est soumis à la réglementation parasismique, une distinction est opérée entre les éléments pouvant être fixés par ancrage selon la fonction qu’ils assurent :

-     les éléments structuraux assurant la stabilité ou la résistance du bâtiment ;

-     les éléments non structuraux participant aux fonctions de clos-couvert de l’édifice : cloisons, éléments de façade, plafonds suspendus…

-     les équipements, garants des fonctions de confort et d’exploitation : chauffage, éclairage, distribution de l’eau…

Les contraintes pesant sur le dimensionnement des ancrages dépendent ainsi de leur usage. Parmi les points d’attention des pouvoirs publics, les critères de sélection des chevilles en fonction de leur catégorie de performance font notamment l’objet d’analyses détaillées.

Une gestion du risque raisonnée

En métropole, précisait enfin Sandrine Juster-Lermitte, l’intensité modérée des séismes entraîne majoritairement des dégâts sur les éléments non structuraux (ENS) : le risque concerne moins l’effondrement de la structure que la chute des éléments qui s’y trouvent.

Cette spécificité explique l’attention portée aux ENS ayant fait l’objet en 2014 d’un guide ministériel. En listant ceux visés par le dimensionnement parasismique, ce texte identifie les éléments les plus à risque. Sont ainsi par exemple exclus les éléments légers ou accrochés à une hauteur réduite, favorisant une application raisonnée de la réglementation.

Le dimensionnement des ancrages implique ainsi une compréhension fine des efforts imposés aux différents éléments en cas de séisme. Un sujet passionnant que nous traiterons en détail dans un prochain article !

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