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Introduction au feu

Quels sont les risques d’incendie et les moyens de prévention ?

Introduction

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Inquiétude permanente dans le domaine du bâtiment, l’incendie est un phénomène violent qui peut être le responsable de nombreux désastres. Nous avons tous en mémoire des feux historiques tels que celui du tunnel du Mont Blanc en 1999, ou celui des tours de Dubaï, en 2015, qui semèrent mort et destruction sur leur passage. En France, les incendies sont la cause du décès de près de six cents personnes par an et de dégâts matériels considérables. Des études ont prouvé que dans ce cas précis, 98 % des décès étaient provoqués par l’asphyxie dans les premiers instants du feu. Il est important de pouvoir prévenir ces évènements dramatiques, notamment via la protection active et la protection passive.

Le triangle du feu

Phénomène physique particulièrement dangereux, le feu est une équation à trois éléments : combustible, comburant et source de chaleur.

Selon le mode d’inflammation et le combustible, sa propagation sera plus ou moins rapide et sa sévérité dépendra de différents facteurs physiques :

  • Quantité des combustibles
  • Vitesse de combustion
  • Ventilation
  • Propriétés thermiques du bâtiment

La modélisation du feu

Comme indiqué ci-dessus, il ne peut y avoir d’incendie sans la présence de combustible. C’est pourquoi, il est important de concevoir des ouvrages pour lesquels l’ensemble des matériaux de construction ont une faible vitesse de combustion. Or, afin de pouvoir définir cette vitesse de combustion, il a fallu développer une manière de modéliser les incendies.

La courbe ISO 834 a été développée au niveau international pour indiquer la température atteinte dans un incendie conventionnel en fonction du temps. Cette courbe de montée en température connait cependant de grandes variantes par rapport à la réalité, il est en effet difficile de prévoir toutes les réactions possibles du feu, élément difficilement contrôlable. Cette courbe est bien sûr une modélisation. Ainsi elle n’est pas unique. Il existe différents standards comme notamment la courbe HCM (HydroCarbure Modifiée) qui est très utilisée dans les tunnels en France. Ces différentes courbes ont l’avantage de présenter un repère commun pour la qualification des différents matériaux de construction.

Prévention et protection

Il est malheureusement totalement impossible d’éliminer tout risque d’incendie dans un bâtiment, quel qu’il soit. En effet, on ne peut utiliser uniquement des produits ininflammables pour la construction ou l’entretien d’un lieu. On peut cependant mettre en place différentes mesures de prévention prenant en compte la morphologie du bâtiment afin de limiter les dégâts, humains ou matériels.

Ces différentes mesures, actives ou passives, visent à assurer la sécurité des personnes évoluant dans les bâtiments, à permettre aux équipes de secours d’intervenir sans entraves et à limiter la propagation de l’incendie à d’autres bâtiments.

Pour cela, différentes réglementations ont été mises en pratique selon le type de bâtiment et leur capacité d’accueil de personnes :

  • Les ERP, établissements recevant du public
  • Les logements
  • Les bureaux
  • Les bâtiments industriels et agricoles
  • Les entrepôts
  • Les parkings

Dans tous les cas, ces bâtiments sont soumis à différentes mesures mêlant à la fois la protection active et la protection passive.

Protection active

La protection est dite active lorsqu’elle met en place des mesures dynamiques telles que la détection, les alarmes, le désenfumage ou encore les sprinkleurs. C’est également le cas lorsqu’elle concerne l’intervention d’êtres humains pour éteindre le début d’incendie ou évacuer la population prise au piège.

La protection active doit faciliter l’intervention des secours et de permettre une évacuation rapide et efficace. Cette dernière se doit d’être appliquée dès les deux premières phases de l’incendie afin de connaître un rendement optimal.

Plusieurs éléments permettant de réduire les dégâts du feu sont classés en protection active :

  • Les détecteurs de fumée
  • Les consignes de sécurité et le balisage au sol ou en hauteur
  • Les systèmes de désenfumage
  • Les extincteurs ou les Robinets d’Incendie Armés
  • Les sprinkleurs, ou réseaux d’extinction automatique

La présence des détecteurs de fumée dans les établissements recevant du public est la plupart du temps obligatoire, tout comme pour les logements particuliers.

Les sprinkleurs sont quant à eux privilégiés dans les entrepôts et dans les bâtiments industriels stockant du matériel à plus grand risque inflammable. Autrefois limités à une hauteur d’efficacité de huit mètres, ils peuvent aujourd’hui atteindre jusqu’à douze mètres.

Protection passive

Indissociable de la protection active lorsque l’on souhaite optimiser la sécurité incendie d’un bâtiment, la protection passive concerne quant à elle tous les moyens mis en œuvre pour limiter les effets néfastes du feu.

  • Résistance au feu
  • Matériaux ou dispositifs coupe-feu
  • Matériaux avec différentes réactions ou résistances au feu

Ces effets sont déterminés notamment lors des essais en laboratoire décrits un peu plus haut dans l’article.

La stabilité au feu d’un bâtiment représente ainsi un temps de référence au feu conventionnel (ISO 834) et s’exprime en heures et en fractions d’heure.

Conclusion

Le feu est un élément destructeur qui peut cependant, comme on l’a vu précédemment, être canalisé pour en diminuer les dommages. La prévention et la protection sont des éléments indispensables à la bonne résistance d’un bâtiment à un incendie et il est important de prendre ces sujets en compte lors de la construction. Dans de prochains articles, nous verrons quels sont les moyens mis à disposition pour lutter contre les risques d’incendie, ainsi que les différentes normes mises en place en France.

Auteur : François Régnier

Blog ingénierie

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