Bonjour,
Nous avons prévu de mettre en oeuvre des chevilles HST4 M12 pour la fixation de solives acier. On nous demande que nos éléments tiennent à une température de 200° pendant 120mn. Pour la structure métallique, la température critique n'est pas atteinte, mais nous n'avons pas la réponse pour les chevilles. Pouvez-vous nous répondre sur ce dernier point svp ?
Cordialement
Stéphane Marty
Bonjour Monsieur,
Les données dont nous disposons dans les homologations de tenue au feu (séparées ou dans les ETE), le sont généralement pour une exposition directe au feu avec dans le four une montée en température selon la courbe normalisée (CN, ou EKT en Allemagne), selon la courbe HCM (cheville HFB), voire pour des "courbes" ZTV-tunnel ou RABT (Suisse et Allemagne, monte à 1200°C puis redescend au bout de 30/60 minutes suivant usage routier ou ferroviaire).
Pour les chevilles chimiques, l'adhérence à haute température sera donnée dans l'ETE.
Un coefficient de réduction de 0.7 (baisse de 30%) sur le béton semblerait être adéquat, mais ne correspond pas au tableau 3.1 de l'EN1992-1-2:2004 (0.95 avec granulats siliceux et 0.97 avec granulats calcaires).
L'EC3 ne donne qu'un coeff Ks sur la limite élastique pour de l'acier zingué, donc plus difficilement intégrable aux formules de l'EN1992-4:2018 des chevilles. Pour l'inox, l'EN1993-1-2:2005 tableau C.1 donne à 200°C un coeff de réduction de 0.76 sur fyk et 0.87 sur fuk.
Hormis pour un calcul au feu (donc montée accidentelle, pas haute température permanente), notre connaissance pour un calcul restent donc relativement limitées et avec peu d'antériorité.
Cordialement
Mickaël Le Ménac'h